dimanche 18 janvier 2015

Les voeux de Fanfan


En ce début d’année bien mal commencée je tiens à rendre hommage à toutes ces personnes assassinées par cette action barbare qui voudrait nous enlever notre libre expression et nos libres pensées.

Pour la nouvelle année 2015 je vous adresse tous mes vœux,
à vous sociétaires, à vous amis des arts et à vous membres du bureau de l'association qui déployez tout au long de l'année une énergie incroyable pour maintenir et soutenir toutes nos manifestations.
Vous méritez toute ma reconnaissance et un grand MERCI. 
Sans votre générosité, votre engagement et vos dons artistiques la Société des Beaux-Arts ne pourrait traverser le temps comme elle l'a fait depuis 1885.

Je remercie la Mairie de Périgueux et son équipe technique sans qui nous n’aurions pas de « vitrine ». Grand merci aux services du CLAP qui sont pour nous de sérieux partenaires. Merci aussi au Conseil Général pour son aide

Cette année sera aussi riche en activité que la précédente, sinon plus.
Bien sûr, notre atelier du jeudi soir, à la Visitation, poursuit son activité et le Cadre d'Or sera proposé aux artistes au mois d’août.
Pour notre 82e Salon Biennal, cette année, notre invitée d’honneur sera la peintre internationale Zaza NOAH, remarquée pour ses fresques pour CERRUTI, HABITAT et RADO. L’artiste franco-camerounaise a choisi la Dordogne comme lieu de création et de plénitude, loin de New-York et Paris.

Que cette nouvelle année vous apporte tout ce dont vous rêvez, autant dans votre vie quotidienne que dans vos projets artistiques.
J’ai hâte de découvrir vos nouvelles œuvres et je vous souhaite une très bonne année de créativité. 

Cordialement

Françoise Caillé,  Présidente de la SBAP      

mercredi 14 janvier 2015

Jean-Michel Linfort - Le Peuple des granges

 
Les campagnes furent toujours au cœur de l’histoire artistique du Périgord, chantant la beauté des choses rurales comme l’un des biens les plus modestes mais les plus précieux au Pays de l’Homme et des pierres. Que reste-t-il aujourd’hui de la ruralité et de son héritage ? Peut-elle encore faire rêver dans notre paysage culturel ? Au fil des trente glorieuses qui allumèrent le progrès mais éteignirent les paysans, l’œuvre de Jean-Michel Linfort poursuit inexorablement sa romance inépuisable des terres perdues avec ses fermes et ses hameaux.

Avec plus de 130 expositions à son actif, sélectionné notamment par le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris et une présence en galerie, Jean-Michel Linfort reste proche de ses origines s’attachant d’abord à la défense mémorielle d’un passé paysan et développant par ailleurs sa vision des trente glorieuses où il représente les derniers avatars de la fin des terroirs. La figure charismatique des paysans s’impose comme la trace d’une chronique de la terre ambivalente : à la fois promise à l’effondrement d’un vieux pays profond mais aussi métaphore inépuisable de nos dernières utopies rustiques.

Jean-Michel LINFORT 

Solitaire et rêveur, ce fils de paysans périgourdin va se jeter très trop, à corps perdu, dans la peinture. Les lectures d’Eugène Le Roy et les peintures de Maurice Albe joueront un rôle déterminant dans une aspiration portée vers l’univers des campagnes. Son parcours sous le sceau de l’éclectisme et d’un travail acharné va le conduire à assumer à la fois sa passion pour le service de l’état et un amour irréductible de la peinture. Ainsi dans les années 70 entre-t-il à la fois au Ministère de l’Agriculture où il est Chef du Bureau de l’installation des agriculteurs et dans le même temps aux ateliers de la Ville de Paris où il est encouragé par Diebold un finaliste du prix de Rome 1956. L’esthétique des campagnes qui meurent va s’imposer à lui comme le fil conducteur d’une activité créatrice ininterrompue.

 

Consultez la biographie de l'artiste

 

  Kiosques littéraires - Ode à la ruralité

Pour son premier rendez-vous de l'année, le Kiosque littéraire du 17 janvier reçoit Jean-Michel Linfort, invité exceptionnel.
En lien avec l'exposition de peintures présente dans le hall du château des Izards, Jean-Michel Linfort dialogue avec les participants de ce nouveau Kiosque littéraire autour de la ruralité et la déruralisation du pays, l’un de ses thèmes obsessionnels.